rose du mardi

ROSE, la couleur du Mardi.

Le jour de Phra Sayiasna, « Atteindre le Nirvana », le Bouddha couché dans la posture du Parinirvâna. Il est allongé sur son flanc droit avec sa main supportant sa tête et son bras gauche le long du corps, les jambes allongées parallèlement à sa couche, à l’aube de sa mort pour ses dernières paroles a ses disciples : « Comme une flamme soufflée par le vent va se reposer et ne peut être définie, ainsi le sage libéré de l’individualité va se reposer et ne peut être défini. Il a dépassé toutes les images et est allé au delà du pouvoir des mots. »

D’après le Bouddhisme Theravada, vouloir que le Nirvana ou le Parinirvâna soit autre chose qu’une cessation est un effet de la soif humaine d’existence, une fausse idée du « soi » qui n’aurait pas été surmontée. D’envisager une suite après la disparition sans reste des six sens (les cinq sens physiques et la pensée, considérée comme le sixième) reviendrait alors à créer une complication là où il n’y en a aucune.

Lotus rose
Lotus rose

ROSE, la couleur du lotus. La fleur devenue le symbole même de la nature du Bouddha : l’être qui ne fut pas affecté par l’environnement saumâtre du samsâra. Le lotus est emblématique de l’accomplissement spirituel, de l’élévation de l’âme. D’abord lié par ses racines aux nécessités matérielles de la boue des eaux profondes, la plante acquiert ensuite l’expérience de l’eau claire au travers de sa tige qui parcourt un chemin de purification. Atteignant enfin la surface, sa fleur peut alors s’épanouir pleinement, intacte des impuretés au-dessus desquelles elle s’est élevée, dans l’illumination et l’éveil de la lumière. Simultanément fleur et fruit, le lotus est aussi un symbole fort du lien inaliénable entre une cause et son effet au sein de l’existence. Incarnant l’union des deux principes fondamentaux (féminin-passif et masculin-actif), le lotus est une manifestation de l’être et de toutes ses possibilités de réalisation.