Dernier jour 2558

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Ce 13 avril 2016 est le dernier jour de l’année 2558 selon le calendrier bouddhique en vigueur en Asie du Sud-Est (essentiellement Birmanie, Cambodge, Laos, Thaïlande et Sri Lanka).

Le point de départ de ce calendrier luni-solaire est le parinirvâna du Bouddha : la fin de son existence physique et son accession à l’éveil. Contrairement aux civilisations occidentales, qui se réfèrent à la naissance d’un prophète, l’Asie a choisi de baser son calendrier sur la mort physique d’un sage (indissociable de sa naissance spirituelle). Selon le bouddhisme Theravada, Siddhārtha Gautama, fondateur de la doctrine, aurait atteint le statut de Bouddha, « l’Éveillé », 543 ans avant la naissance de Jésus-Christ.

En ce dernier jour de l’année, tous les adeptes de la philosophie commencent par laver leurs maisons à grande eau afin d’éliminer toutes les impuretés qui ont pu s’y accumuler. Traditionnellement, ils préparent aussi bon nombre de bassines (et autres contenants) qu’ils remplissent d’eau à laquelle ils ajoutent des fleurs pour la parfumer. Cette eau florale sera d’abord bénie par les moines avant de servir, en premier lieu, à la toilette des images de Bouddha, puis à asperger les maisons, les véhicules et autres possessions importantes des familles, avant d’être finalement utilisée pour bénir les parents, les amis et tous les nombreux visiteurs de ce premier jour des festivités de Pi-Maï, dernier jour de l’année 2558.

Sand Art Festival à Vientiane (photo Fleur H.)
Sand Art Festival à Vientiane (photo Fleur H.)

Traditionnellement, ce jour est également celui de la construction de stūpa (originellement un mausolée bouddhique) de sable dans le lit des rivières (sèches à cette période de l’année qui précède le début de la saison des pluies). A Vientiane, les équipes du Sand Art Festival rivalisent de créativité pour la construction de leurs chefs-d-œuvres sur les berges du Mékong, en contre-bas du Quai Fa Ngum et des tentes du Marché de Nuit. Leurs monumentales sculptures de sables raviront d’abord les yeux de plusieurs milliers d’admirateurs avant d’être emportées par la « Mère des Eaux » (le Mékong) quand les pluies reviendront, bientôt, grossir ses crues nourricières…

Crédit photo en tête d’article : Carol Adam.

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