Akha du Laos

Ethniques, Portraits

Les Akha sont une minorité ethnique des montagnes du Nord Laos

Originaires de Chine et du Tibet, ils ont émigré au début du XXème siècle vers les régions montagneuses des confins de Thaïlande, Birmanie, Yunnan, Vietnam et, bien sûr, du Laos…

Maison villageoise Akha
Maison villageoise Akha

Les villages typiques ont tendance à se raréfier aux abords des centres urbains (comme partout sur notre planète) mais le Nord du Laos reste cependant une destination privilégiée pour découvrir la vie quotidienne de ces minorités semi-nomades.
Qu’elles soient de construction « haute », sur pilotis, ou « basse », à même le sol de terre battue, leurs maisons sont traditionnellement faites de rondins, de bambous et de chaume. Elles sont agencées de telle sorte que les femmes soient séparées des hommes pour la nuit et disposent généralement d’une pièce commune pour les repas.

Leur économie est basée sur une agriculture (riz, soja, légumes…), de l’élevage (porcs, volailles, buffles…) et un artisanat (tissage, vannerie…) de subsistance. Les hommes sont aussi d’habiles chasseurs et le produit de cette activité, comme celui de la pêche en rivière, est une manière très prisée d’agrémenter leurs repas.

Le Akha est une langue tonale (comme le Thaï et le Lao) mais ne s’écrit pas, même si certains missionnaires ou d’autres étrangers en ont établis des scripts ! Comme l’ensemble ethnique qu’elle caractérise, la langue se décline en plusieurs dialectes et sous-groupes ethniques qui, bien que partageant une intelligibilité mutuelle ont des différences culturelles importantes.

Femmes mariées Akha
Photos de Grégoire Schlemmer et Stephan Aunt

Ces femmes portent toutes des coiffes Akhas de femme mariée. Leur différence d’appartenance, Chepia (à gauche) et Eupa (à droite), n’est visible qu’à la présence (à gauche) ou l’absence (à droite) de 6 pièces en argent sur la partie frontale de la parure. Ce détail peut sembler insignifiant à un voyageur étranger mais, pour les individus concernés, la différence est telle qu’un mariage inter-ethnique est quasiment impossible à envisager puisqu’une femme « extérieure » serait incapable d’honorer dignement les ancêtres… Dans la région de Phongsaly, où ces photos ont été prises, près de 80% des villages sont, de ce fait, peuplées d’habitants appartenant (à 90%) au même sous-groupe ethnique.


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